Extrait.

L‘Egonomie,

petit traité à usage quotidien.



Prologue.

L’individualisme serait la cause de tous nos maux et mots ?


Intro.

Bienvenue dans l’ère de l’Egonomie, celle de l’individualisme s’achève déjà. Inutile d’évoquer l’individualisme de nos concitoyens comme un argument, un élément d’analyse de nos petites travers. Je vous invite à une petite introspection et inspection de ce phénomène de l’Egonomie qui nous gagne tous. Inguérissable ... surtout quand on diagnostique et soigne l’individualisme. Surtout que nous les Français nous avons quelques pas d’avance sur le sujet.


Partie 1.

Postulat des acquis. Oui, nous allons trop bien pour nous remettre en cause ! La preuve : une écrasante majorité des gens se battent, luttent, influencent, trafiquent  ... pour garder leurs acquis ! Et plus vraiment pour inventer ou pourquoi pas en développer … de nouveaux (des acquis). En fait SNCM, Sncf, Nicolas Sarkozy, Copé, la conférence sociale, BNP, Alstom (versus GE), UMP-PS-UDI-FN-FG, Apple, Google, Facebook, etc  mènent tous le même combat de l’acquis personnel, organisationnel ou collectif. L'instinct de vie s'est déplacé des besoins primaires vers la conservation (ou congélation) des acquis ! Sauf pour la (pauvre) minorité de ceux qui n'ont rien et donc pas de congélateur. Mais l’acquis, c'est le passé, c'est le tout de suite, le maintenant, le comme avant, le comme d’habitude, le pour plus tard. Et donc dans la logique des choses le temps de la création, de l’innovation et du bien public  n'intéressent plus grand monde. Une société qui n’invente plus, ne progresse plus.


Partie 2.

Capital, l’argent. Ensuite il y a l’argent. L’ARGENT qui dirige tout ... vers ceux qui en ont plus et dont l'ultime plaisir est de contempler leurs comptes qui montent, qui montent ... en le plaçant, en bossant ou en gagnant au loto ! Mais ce qu'on oublie trop de rappeler c'est que l’ARGENT il en faut pour vivre, que c’est un moyen commode d’échanger des biens, de chiffrer une chose, de donner des équivalences. On oublie complètement que le même ARGENT dirige un grand nombre de nous tous vers les magnifiques hypermarchés de périphérie (les camps de consommation), les produits de grande distribution, les matchs de foot, le loto, l’internet, facebook, Google, etc. Et c'est pour cela que ces derniers emportent les grosses mises !  N'y allez plus et ... tout s'effondrera tout naturellement. Mais il restera toujours Wikipédia, le méga centre de la connaissance où nous nous rendons volontiers car c’est rapide et … gratuit. Bref nous sommes TOUJOURS complices, connivents et concupiscents ! L’argent n'est pas neutre. Jamais. Ni pour les nantis, ni pour les acquis, ni pour les démunis ! Et nous ne sommes pas neutres non plus.


Partie 3.

Pratique du bon sens : l'argent sert à acquérir tout … y compris la découverte, si on le veut. Prenons l’exemple de la connaissance ou des compétences acquises qui se monnaient peu ou prou selon les matières, les secteurs et les lieux. Mais quid des connaissances créées, inventées ... qui ne valent qu'en avenir ! Mais rien ou si peu en argent. Et vous trouverez aucun banquier pour y mettre un sou, un crédit  : ce qui est le signe incontestable du Non Acquis. Et quid des savoirs bien réels acquis grâce aux émotions, aux sensations, aux impressions et aux illusions qui font notre malheur et notre bonheur, notre bien-être au quotidien. Ils ne valent "qu’en ressentis » si j’ose dire. Alors donnons une valeur argent, une équivalence* argent ou une valeur courante et mieux encore une monnaie courante** aux impressions, au bonheur, à nos affections et vous verrez les gens vont les adopter dès demain jusqu’à l’usure, une nouvelle idée ou solution. Et ainsi de suite. 


Partie 4.

La Théorie de l’Egonomie. Eh oui, à l’heure où tout le monde parle de l’individualisme des gens, moi, je pense en Egonomie. Pourquoi ? Tout simplement parce que nos concitoyens, s’ils étaient vraiment individualistes, n’auraient pas autant de demandes et espoirs envers l’état, n’auraient pas besoin de mouvements collectifs ou de s’inscrire dans des communautés (réelles ou virtuelles) pour vivre et exister. Non ils ne sont pas individualistes mais ils sont égoïstes … et de manière bien plus raisonnée, intelligente que les élites ne l'imaginent. Ils savent parfaitement jouer le collectif ou le privatif selon les circonstances et surtout selon "comme ça les arrange". Ils sont, nous sommes devenus des égoïstes calculateurs : courir une promo, prendre la place d’un autre, entraîner d’autres vers une cause qui sert surtout Mon égo ou soutenir, participer à un mouvement, une grève. Relisez à ce sujet une nouvelle fois les exemples donnés pour illustrer les acquis ! 


Partie 5.

Application : les scoops. Vous me voyez venir : Egonomie et économie solidaires, sociales, coopérations, coopératives … ne se conjuguent pas naturellement en ces temps de crise du Nous. Pourquoi ? Parce que l'Egonomie est régie par une règle simple comme par exemple : "Je suis pour la scoop quand ça m’arrange, s’il n’y a pas d’autres solutions ». La scoop à défaut est bien plus fréquente que la scoop par vocation, même si les indicateurs démontrent que leur nombre est en croissance régulière et qu'en Alsace ce sont 13 % des salariés qui sont propriétaires de leur structure dans 4 collèges : coopératives, associations, mutuelles, fondations, pour 13 % de la richesse produite. D’ailleurs l’état devrait faire des scoops par obligation dès qu’il détient des actions dans une société, une organisation à minima sur l’exploitation des équipements, des infrastructures, une représentation paritaire des différentes composantes de ces entreprises basée sur les principes fondamentaux. A savoir : les réserves impartageables, la participation collective, la double qualité décideurs/usagers… Je pense inévitablement aux sociétés citées en exemples ci-dessus. L’état amorcerait ainsi le mouvement, motiverait ses salariés et démontrerait que cette solution est envisageable et viable. De même que l'Etat doit communiquer autour du concept que la plus grande scoop... c'est la France ! Au lieu de nous bassiner tous les jours sur les chaînes et radios publiques avec le taux du CAC 40 qui regroupe les sociétés capitalistes à outrance, principaux acteurs du développement de l'Egonomie égocentrique.


Conclusion.

A la fin. Les gens sont comme l’argent c’est à dire ambivalents. Ils ne sont pas un bien ou un mal en eux-mêmes mais ils sont devenus d'excellents Egonomistes. Mais comme l’acquis est de l'argent avéré, il faut faire de la découverte de l'argent potentiel, la monnaie d'avenir ! A mon avis «le futur coin» c’est bien que le bit coin. Non ? 


Epilogue.

Alors oui, à nouveau, je vous souhaite la bienvenue dans l’ère de l’Egonomie. Cette nouvelle où règne tout à la fois les selfies, les revendications, les communautés, l’état sauveur et la planète à sauvegarder : un  monde étrange où le moi se mêle aux nous quand ça arrange ses petits calculs. L’Egonomisme est un mal qui nous gagne tous, très contagieux,. Et rappelons le, il n’est pas prêt d’être traité car nos brillantes élites qui diagnostiquent et tentent de juguler l’individualisme (des autres ... pas le leur bien sûr). Vivement après demain.


La Septième.

petite théorie de l’Egonomie

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Petit traité d‘Egonomie

Edition de La SepT.

christian.j.werderer

(différent de collectif) ... à préciser dans un autre chapitre svp

J'ai un compte épargne M'sieur ! J'suis complice ?

Ouais ! Merde alors ...